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Cher Martine, chère camarade, Tu as laissé entendre hier, lors d’un déjeuner que tu aurai partagé avec certaines Présidents de Régions, que tu ne souhaitais pas que Georges Frêche soit le candidat du Parti Socialiste pour les prochains élections régionales en Languedoc-Roussillon. Je souhaiterais à mon tour te dire, Martine, que tu viens par ces propos d’hypothéquer dangereusement les chances de victoire électorale dans notre région. Comment, d’une seule phrase, peux-tu rayer le travail de tant d’hommes et de femmes, de tant d’années passées à reconstruire ce territoire, à redonner espoir à ses habitants, et confiance en leurs capacités d’aborder un avenir meilleur ? Comment, sans aucune concertation avec les plus concernés, sans même tenir compte de l’opinion de tes camarades languedociens et catalans, sans même connaître ou comprendre l’importance des enjeux et des histoires locales, ni de l’organisation et du fonctionnement de la société du Languedoc-Roussillon, peux-tu affirmer de manière presque légère que « [tu ne feras] qu'une seule exception, à titre personnel, avec Georges Frêche » et que « Frêche ne sera pas notre candidat » ? La gravité de tes propos scelle le sort que le Parti socialiste réserve aux habitants du Languedoc-Roussillon : sacrifiés, condamnés, parce que tu juges un homme politique sur quelques unes de ses paroles, au lieu de considérer 35 ans d’action publique au service du la gauche, du Parti socialiste et des citoyens, d’abord montpelliérains, ensuite du Languedoc-Roussillon. Tu le sais, bien des responsables politiques, économiques, syndicaux, associatifs, culturels, sportifs, universitaires, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, ouvriers, employés, pêcheurs, enseignants, retraités ou rmistes, fonctionnaires ou jeunes entrepreneurs, témoignent de la réussite de son action politique à la tête de la Région Languedoc-Roussillon. Tu le sais encore, nombre de collectivités ont pris pour modèle les exemples réussis de politiques publiques mis en œuvre tout au long de la carrière politique de Georges Frêche. Aujourd’hui, plus que jamais, le Languedoc-Roussillon a besoin de se rassembler derrière un homme de gauche, un homme de convictions, d’expérience, un homme qui porte un projet, une vision et de l’espoir, un homme qui met en pratique ses valeurs républicaines et de démocratie, un homme capable de rallier le plus grand nombre, rempart de toujours contre la droite et l’extrême-droite : là encore, Georges Frêche est incontournable. Aussi chère Martine, chère camarade, toi qui t’es attelée il y a quelques mois à reconstruire le Parti socialiste, celui de Jaurès, de Mendès- France et de Mitterrand, celui qui incarne les valeurs et l’esprit de la gauche, au service de la justice sociale et des plus démunis, de la démocratie et du bien vivre ensemble, pour le développement économique et l’emploi, écoute et comprends ce que te disent tes camarades, les militants de ton parti qui espèrent dans sa reconquête de l’espace politique et de la confiance des citoyens, qui souhaitent le retour des socialistes et d’un véritable projet pour la France et ses territoires. Ecoute et comprends les camarades du Languedoc-Roussillon, qui savent que sans Georges Frêche menant la bataille pour les régionales de mars 2010, les chances que la gauche et le parti socialiste conservent le droit d’être aux responsabilités, à la Région mais à terme dans d’autres collectivités locales, sont gravement compromises. Souhaitant vivement que tu apportes un soutien responsable envers Georges Frêche et les habitants du Languedoc-Roussillon, et dans l’attente d’une réponse de ta part, reçois, chère Martine, mes amitiés socialistes.
Nicolas BORY 1ère section, Montpellier-Centr
11:38 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : frêche, ps, languedoc-roussillon, aubry, régionales, 2010, parti socialiste |
entièrement d'accord avec toi. j'ai diffusé ta lettre sur le blog de ma section, beziers centre.
Ecrit par : karine chevalier | 17 juin 2009
Dans la signature, il aurait peut-être été intéressant, pour les lecteurs, d'ajouter : salarié de la région Languedoc-Roussillon, non ?
Ecrit par : Jacques-Olivier Teyssier | 18 juin 2009
@ Karine Chevalier : oui, j'ai vu ça, merci ! @ JOT : Non non, Nicolas Bory est un citoyen dont la liberté d'expression est définie par la déclaration des droits de l'homme, la constitution de 1958, et n'est en aucun cas liée à son activité professionnelle, qui elle est définie par la loi du 13 juillet 1983 (art.6).
Ecrit par : Nicolas | 19 juin 2009
Je veux préciser à ce monsieur JOT suite à son commentaire déplacé, que ce que j'écris ou pense n'a rien à voir avec ce pour quoi ou qui je travaille.