Après des années de bons et loyeux services, des dizaines de milliers kilomètres de route et de beaux voyages, je me suis décidé à vendre "le camion", notre Citroën C35 pour qui nous avons une affection toute particulière...
Pensez, il nous aura emmenés, d'abord Mylvia et moi seulement, puis avec Guilhem :
Et tout ça sans aucun problème mécanique majeur ! Souvenirs... mais voici l'annonce :
Vends Citroën C 35 Diesel Année 1988, 120000 km Carrosserie blanche avec liseré horizontal bleu clair Moteur bon état, cardan changé hiver 2008, radiateur bon état 1 porte latérale, 2 portes avant, 1 double porte arrière. Aménagement intérieur Camping-Car (démontage possible avant vente) : 2 banquettes + table transformable lit 2 places, coin cuisine gaz + frigo + évier, sol lambris, lumière, rangements.
Travaux à prévoir : batterie, freins, rétroviseur, peinture Pour bricoleur/mécano ou pour pièces Contrôle Technique NON
Vendu en l'état 900 Euros Me contacter par mail
11:22 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Les 30, 31 octobre et 1er novembre, a lieu à Montpellier le Forum Jeunesse Léo Lagrange, un temps fort consacré aux actions et engagements des jeunes.
UN FORUM D’EXPRESSION DES JEUNES L’objectif du forum est de présenter et promouvoir les initiatives des jeunes qui s’investissent et militent au sein des structures affiliées à la Fédération Léo Lagrange et de ses partenaires. « A travers ce forum, la Fédération Léo Lagrange souhaite dépasser le discours de la société sur la jeunesse qui envisage trop souvent les jeunes comme objets parlés plutôt que personnes parlantes. Il s’agit d’encourager la prise de parole, de promouvoir les modes d’expression des jeunes et de soutenir leurs initiatives. » A MONTPELLIER, VILLE JEUNE ET ACCUEILLANTE Le choix d’organiser le forum jeunesse à Montpellier n’est pas anodin. En effet, c’est une ville jeune, étudiante et dynamique. Sa dimension internationale ne cesse de croître. De par son histoire et sa culture, Montpellier représente un espace d’accueil et de convivialité conforme à l’esprit que la Fédération Léo Lagrange. PROMOUVOIR LES ACTIONS ET ENGAGEMENTS DES JEUNES La parole sera donnée à des jeunes qui, au sein de la FLL, entreprennent et s’engagent, afin qu’ils témoignent de leurs trajectoires et de leurs expériences :
(vous pouvez télécharger le programme complet sur le site de la Fédération Léo Lagrange)
LA REGION LANGUEDOC-ROUSSILLON PARTENAIRE DU FORUM La Région est un partenaire régulier de la Fédération Léo Lagrange et soutient l’ensemble de ses actions et initiatives : programme Démocratie&Courage, solidarité internationale (Burkina Faso, Mail), pépinières d’initiatives jeunesses, initiatives citoyennes, etc., et notamment à travers son Réseau Actions Jeunes – les jeunes militants de Léo Lagrange Languedoc-Roussillon.
Les autres partenaires sont la Ville de Montpellier (représentée par Michel PASSET vendredi soir, Philippe THINES et Perla DANAN sur la table ronde du samedi, Brahim ABBOU sur la table ronde du dimanche matin), la LMDE, l’UNEF, le MJS, Les Petits Débrouillards, le Mouvement des jeunes européens, le Collectif contre l’Homophobie, Léo Lagrange international, …)
Sur le Web
A lire dans la presse
10:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : leo lagrange, montpellier, jeunesse, jeunes, forum, raj |
J'ai signé (370ème signataire) l'appel à une primaire populaire, ouverte au vote des sympathisants, afin que les citoyens de gauche et de progrès puissent choisir leur candidat à l’élection présidentielle de 2012, lancée à l'intiative de la fondation Terra Nova.
Je souhaite vivement que le plus de personnes signent cet appel et se reconnaissent dans cette démarche citoyenne et républicaine, refondatrice d'un espoir de voir revenir la gauche au pouvoir en France en 2012. Car si celle-ci exerce les responsabilité dans de nombreuses collectivités locales, et de manière satisfaisante pour l'essentiel, elle n'a pas été capable depuis 1988 (élection présidentielle gagnée par F. Mitterrand) et 1997 (élections législatives remportées par le PS) de remporter l'adhésion des français au projet qu'elle leur soumettait, toutes élections nationales et européennes confondues.
Aujourd'hui, Nicoles Sarkozy a réussi à unifier la droite, élément nécessaire pour remporter une élection nationale. Mais outre l'unité d'une organisation forte et large, deux autres éléments nécessaires sont l'adoption d'un projet politique commun, enfin, pour ce qui est de l'élection présidentielle, le choix d'une personne pour porter ce projet commun.
La gauche, le Parti socialiste en tête, n'est pas capable de remplir une seule de ces conditions. L'échec du PS aux élections européennes de juin 2009 ne fait que confirmer que sa volonté hégémonique, voire son arrogance vis à vis des autres formations de gauche, causera sa perte si les règles du jeu ne sont pas changées. Être à 15% n'est pas une fatalité, mais revenir à perser plus de 30% à gauche n'est plus envisageable dans notre proche avenir.
Or 2012, c'est demain ! Les réformes désastreuses pour notre République et ses valeurs menées par la droite de Sarkozy méritent que la gauche s'unisse, propose un projet politique commun, et qu'il soit porté par une seule et même personne. Il appartient au Parti socialiste que celle-ci soit issue de ses rangs. Si ce n'est pas le cas, ce ne pourra être que de sa faute. Mais l'avenir de notre pays compte bien plus que l'avenir d'un parti, fut-il le mien.
J'espère enfin que le PS adhérera à cette initiative, pour que ces primaires soient les plus larges possibles. Car sans le PS, même affaibli, rien n'est possible à gauche.
Je vous invite à signer massivement et à relayer l'appel pour des primaires ouvertes à toute la gauche ! Notre avenir s'écrit aujourd'hui !
10:05 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : primaire, présidentielle, gauche, 2012, ps |
En plis recommandés reçus ce mercredi 1er juillet, à son domicile, Bastien Cazals apprend la décision de l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault, d’engager une procédure disciplinaire ainsi qu’une procédure de retrait d’emploi de directeur d’école. Dans le cadre de cette double procédure, Bastien Cazals est également invité à prendre connaissance de son dossier administratif, lundi 6 juillet à 10h. 36 jours de retrait de salaire, une interdiction formelle de s’exprimer dans les médias, une multitude (plus d'une douzaine) de visites à son école (perturbant le travail en classe), la récupération de sa clé d’accès au fichier Base-Elèves, la menace de faire ficher ses élèves par une tierce personne et depuis le Rectorat, ne suffisent plus à l’appétit d'une administration qui se perd dans un autoritarisme sans limite ! L’acharnement dont est victime Bastien Cazals, responsable d’avoir alerté, à travers sa Lettre au Président de la République, l’ensemble de l’opinion des dérives dangereuses que prenaient les réformes en cours et à venir dans l’Education Nationale, est symptomatique de l’incapacité du des ministres de l’Education Nationale à poursuivre une réforme qui devrait recueillir l’assentiment du plus grand nombre et notamment des principaux intéressés – enseignants, parents d’élèves, personnels non-enseignants, mais aussi, en second cycle et classes post-bac, lycéens, étudiants, chercheurs. C'est à la lecture de cette lettre que j'ai réellement pris conscience du danger imminent qui pesait sur notre école publique et laïque. Si j'ai choisi de vous faire partager l'aventure de Bastien Cazals, c'est parce que sa parole est sincère, emplie d'humanité, et que sa lettre m'évoquait la chanson de Boris Vian, la même insoumission déclarée au nom de la défense des valeurs universelles. Pourtant, je ne mesurais pas encore l'ampleur de ce désastre républicain qui détruit sournoisement notre école publique et laïque, et dont il fait une analyse limpide dans son petit ouvrage à petit prix. Bastien a raison : on achève bien l'Education Nationale ! Mais ce qui me révolte aujourd'hui c'est qu'on l'achève en commençant par certains enseignants, souvent consciencieux et dévoués, qui osent demander que les réformes – nécessaires – de l’Education Nationale soient discutées, débattues, avant d’être imposées, au mépris de toutes les alertes et inquiétudes exprimées par les syndicats, les enseignants, les spécialistes de l'enfance et de l'éducation, les élus, les parents, les grands-parents, et même le Comité des droits de l’Enfant de l’ONU pour ce qui concerne le fichier Base-Elèves !
Une fois de plus, la politique libérale de l’Etat s’accompagne de mesures autoritaires et répressives, aussi disproportionnées que dirigées vers quelques-uns, s’asseyant sans élégance sur l’égalité devant la justice. Et à la veille des vacances scolaires estivales, Bastien Cazals est une fois de plus victime de cet acharnement disproportionné dont je vous ai fait l’écho sur ce blog, depuis le 25 novembre dernier. Bastien Cazals fait partie de la dizaine de ces enseignants "désobéisseurs" sur laquelle la hiérarchie a décidé d'appliquer tout l'arsenal des sanctions administratives et financières, pour l'exemple.
Mais ces enseignants entrés en résistance ouverte et non-violente ne sont pas isolés. Huit mois après les premières lettres individuelles, ils sont nombreux à les avoir rejoints et se sont organisés autour de deux axes :
Ils ne sont pas seuls dans la profession à partager les mêmes inquiétudes mais, surtout, ils les partagent avec des dizaines de milliers de parents d'élèves, au travers du Collectif Ecole en Danger, qui refusent de voir l’école et l’avenir de leurs enfants bradés pour cause d’économies budgétaires !
C'est pourquoi on doit attendre beaucoup du jugement qui sera rendu par le Tribunal Administratif de Montpellier, après l'audience du lundi 6 juillet à 15h, concernant les retraits de salaire dont certains enseignants sont victimes.
11:24 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Une politique libérale ne peut qu'être accompagnée d'une politique autoritaire. On en voit, aujourd'hui une fois de plus, l'illustration avec l'acharnement dont sont victimes Bastien Cazals et plusieurs de ses collègues, le jusqu'au-boutisme répressif de l'Etat et de ses services déconcentrés allant jusqu'à bafouer la liberté d'opinion et d'expression.
Dans une note adressée ce matin à Bastien Cazals, instituteur désobéissant largement médiatisé au cours de l'année scolaire qui se termine, il lui est ordonné de ne communiquer avec aucun media pour tout sujet ayant rapport avec ses fonctions.
Outre le fait que le terme "media" est trop large pour en définir des limites strictes, outre le fait que cet ordre n'est pas limité dans le temps (ces deux éléments posant problème dans l'interprétation de cet ordre), cette injonction hiérarchique ne me paraît pas légale.
La loi portant droits et obligations des fonctionnaires a volontairement fait la distinction entre "secret professionnel" et "discrétion professionnelle", et le supposé "devoir de réserve" n'est pas intégré aux obligations des fonctionnaires.
En effet, comme le précise le Journal Officiel de l'Assemblée Nationale du 8 octobre 2001, "l’obligation de réserve, qui contraint les agents publics à observer une retenue dans l’expression de leurs opinions, notamment politiques, ne figure pas explicitement dans les lois statutaires relatives à la fonction publique". Ainsi, "il s’agit d’une création jurisprudentielle, reprise dans certains statuts particuliers, tels les statuts des magistrats, des militaires, des policiers..."
Bastien Cazals, simple directeur d'une petite école maternelle, a-t-il un "statut particulier" ? Certes non. Doit-il faire l'objet d'une attention particulière entrant dans le cadre de cette "création jurisprudencielle" ? A nouveau, non.
Mais alors, Bastien Cazals n'aurait jamais dû recevoir cet ordre, qui devient manifestement illégal, et il pourrait certainement se risquer à ne pas le suivre. Car s'il devait s'adresser à un media pour lui parler de son métier, de sa fonction, de ce qu'il pense du système éducatif français, il ne saurait être sacntionné pour cette "faute", puisque ce n'en est pas une, puisqu'il n'aurait pas du recevoir cet ordre.
Car enfin, intimer un ordre de cette nature relève presque de l'abus d'autorité, un simple avertissement n'aurait-il pas suffi ??
Et si l'on peut sanctionner un fonctionnaire a posteriori pour faute, peut-on donner une tel ordre a priori ??
Anicet Le Pors auteur de la Loi du 13 juillet 1983 portant Droits et Obligations des fonctionnaires, le précise dans une tribune parue dans Le Monde du 1er février 2008, dont je vous invite à lire cet extrait :
Obligation de réserve : “Les fonctionnaires, citoyens de plein droit” - Le Monde, 1er février 2008 Leur statut accorde la liberté d’opinion aux agents publics. Il ne leur impose pas d’obligation de réserve
En définitive, la question est plus politique que juridique et dépend de la réponse à la question simple : le fonctionnaire est-il un citoyen comme un autre ? Dans notre construction sociale, est-il un sujet ou un citoyen ? Dans les années 1950, Michel Debré donnait sa définition : ” Le fonctionnaire est un homme de silence, il sert, il travaille et il se tait “, c’était la conception du fonctionnaire-sujet. Nous avons choisi en 1983 la conception du fonctionnaire-citoyen en lui reconnaissant, en raison même de sa vocation à servir l’intérêt général et de la responsabilité qui lui incombe à ce titre, la plénitude des droits du citoyen.
C’est cette conception qui est en cause dans les mesures d’intimidation [...] prises [...] (au sujet de deux fonctionnaires sanctionnés pour avoir émis une opinion sur une opération de régulation de sans-papiers, l'autre pour des appréciations générales sur sa condition de fonctionnaire).
Quelques références :
16:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cazals, bastien cazals, sanction, guiot, montpellier, rectorat, fonctionnaire, education, darcos, rased |
Cher Martine, chère camarade, Tu as laissé entendre hier, lors d’un déjeuner que tu aurai partagé avec certaines Présidents de Régions, que tu ne souhaitais pas que Georges Frêche soit le candidat du Parti Socialiste pour les prochains élections régionales en Languedoc-Roussillon. Je souhaiterais à mon tour te dire, Martine, que tu viens par ces propos d’hypothéquer dangereusement les chances de victoire électorale dans notre région. Comment, d’une seule phrase, peux-tu rayer le travail de tant d’hommes et de femmes, de tant d’années passées à reconstruire ce territoire, à redonner espoir à ses habitants, et confiance en leurs capacités d’aborder un avenir meilleur ? Comment, sans aucune concertation avec les plus concernés, sans même tenir compte de l’opinion de tes camarades languedociens et catalans, sans même connaître ou comprendre l’importance des enjeux et des histoires locales, ni de l’organisation et du fonctionnement de la société du Languedoc-Roussillon, peux-tu affirmer de manière presque légère que « [tu ne feras] qu'une seule exception, à titre personnel, avec Georges Frêche » et que « Frêche ne sera pas notre candidat » ? La gravité de tes propos scelle le sort que le Parti socialiste réserve aux habitants du Languedoc-Roussillon : sacrifiés, condamnés, parce que tu juges un homme politique sur quelques unes de ses paroles, au lieu de considérer 35 ans d’action publique au service du la gauche, du Parti socialiste et des citoyens, d’abord montpelliérains, ensuite du Languedoc-Roussillon. Tu le sais, bien des responsables politiques, économiques, syndicaux, associatifs, culturels, sportifs, universitaires, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, ouvriers, employés, pêcheurs, enseignants, retraités ou rmistes, fonctionnaires ou jeunes entrepreneurs, témoignent de la réussite de son action politique à la tête de la Région Languedoc-Roussillon. Tu le sais encore, nombre de collectivités ont pris pour modèle les exemples réussis de politiques publiques mis en œuvre tout au long de la carrière politique de Georges Frêche. Aujourd’hui, plus que jamais, le Languedoc-Roussillon a besoin de se rassembler derrière un homme de gauche, un homme de convictions, d’expérience, un homme qui porte un projet, une vision et de l’espoir, un homme qui met en pratique ses valeurs républicaines et de démocratie, un homme capable de rallier le plus grand nombre, rempart de toujours contre la droite et l’extrême-droite : là encore, Georges Frêche est incontournable. Aussi chère Martine, chère camarade, toi qui t’es attelée il y a quelques mois à reconstruire le Parti socialiste, celui de Jaurès, de Mendès- France et de Mitterrand, celui qui incarne les valeurs et l’esprit de la gauche, au service de la justice sociale et des plus démunis, de la démocratie et du bien vivre ensemble, pour le développement économique et l’emploi, écoute et comprends ce que te disent tes camarades, les militants de ton parti qui espèrent dans sa reconquête de l’espace politique et de la confiance des citoyens, qui souhaitent le retour des socialistes et d’un véritable projet pour la France et ses territoires. Ecoute et comprends les camarades du Languedoc-Roussillon, qui savent que sans Georges Frêche menant la bataille pour les régionales de mars 2010, les chances que la gauche et le parti socialiste conservent le droit d’être aux responsabilités, à la Région mais à terme dans d’autres collectivités locales, sont gravement compromises. Souhaitant vivement que tu apportes un soutien responsable envers Georges Frêche et les habitants du Languedoc-Roussillon, et dans l’attente d’une réponse de ta part, reçois, chère Martine, mes amitiés socialistes.
Nicolas BORY 1ère section, Montpellier-Centr
11:38 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : frêche, ps, languedoc-roussillon, aubry, régionales, 2010, parti socialiste |
Je vais vous parler de crise, de contestation, de désobéissance, du parti, de culture… La crise est dans toutes les bouches, dans tous les médias, et touche l’ensemble des français. Quelques chiffres : + 80000 chômeurs encore en mars, soit 3000 chômeurs de + par jour depuis le début de l’année. Les prévisions de la commission européenne estiment à 11.5% de taux de chômage à venir d’ici la fin de l’année - 3% de croissance en 2009 : des prévisions une nouvelle fois à la baisse par rapport aux propos de Christine Lagarde championne de la méthode Coué qui fait toujours l’autruche L’UE parle de « pire récession depuis 1945 », encore plus forte et plus longue qu’aux Etats Unis d’où elle est partie pourtant, craint « des conséquences sociales sévères », une crise sociale grave, et 8,5 millions de pertes d'emploi dans l'Union européenne en 2009-2010. Un dernier chiffre, la hausse du nombre de dossiers de surendettement déposés en mars dernier : + de 21000 soit 50% d’augmentation par rapport à un mois « normal » Et l’on a assisté, encore ce dernier mois, à une recrudescence de la contestation sociale : - jamais les personnels hospitaliers ne s’étaient autant mobilisés, tous statuts confondus, contre la réforme proposée par Roselyne Bachelot - rarement la crise universitaire ne s’était autant prolongée, des étudiants aux enseignants-chercheurs, des universités bloquées aux questions sur la tenue ou non des examens.. de toute façon Valérie Pécresse est déjà dans sa campagne pour les régionales - plus largement dans l’éducation, de la maternelle à l’université, enseignants, parents d’élèves, syndicats, refusent les réformes en cours et à venir imposées par Xavier Darcos (je dis imposées car pas la moindre concertation n’a jamais été mise en place), et d’ailleurs je vous invite à vous rendre sur le site sauvonslenseignementpublic.fr pour signer la pétition. - le secteur de la justice, des avocats aux gardiens de prisons, est en ébullition comme jamais… mais Rachida Dati préfère étaler fièrement son ignorance devant des jeunes ump déconfits - et j’en passe tellement la liste est longue… Je voudrais surtout vous alerter sur la radicalisation des formes que prend cette contestation : On a eu à l’ère Raffarin le « c’est pas la rue qui gouverne », puis la version Sarkozy disant « en France quand ya une manif on ne s’en rend plus compte ». On a eu 2 M de personnes dans la rue en janvier, 3 en mars, une unité syndicale sans précédent le 1er mai dernier avec plus d’un million de gens dans la rue malgré le long pont ensoleillé. Mais RIEN, ou presque, de ces actions ne fait reculer le gouvernement (ou plutôt son hyperprésident puisque c’est lui qui tient toutes les manettes). D’ailleurs, les syndicats ne savent plus trop comment continuer le mouvement : une autre manifestation ? une journée de grève, plusieurs journées de grève ? Monter d’un cran, mais comment ? Bon, ils ont décidé 2 nouvelles journées de grève, le 26 mai et le 13 juin. Mais pourquoi faire puisque cela ne semble servir à rien ? ? Alors l’on voit réapparaître des actions beaucoup plus radicales, violentes, qui montrent bien l’exaspération et les inquiétudes des gens : séquestration de patrons dans le privé, mouvements de désobéissance dans le public. Les sanctions de la part de l’Etat elles aussi sont de plus en plus violentes, jusqu’où va-t-on aller ? Je ne crois pas que comme le dit de Villepin nous sommes en situation pré-révolutionnaire », mais C’est tout de même extraordinaire qu’il faille des semaines entières de grèves générales, de blocage de l’île toute entière pour que l’on daigne accorder 200€ d’augmentation de salaires en Guadeloupe et Martinique. Je crois que le PS, comme les syndicats, sont dépassés par cette situation : outre le fait que le PS est inaudible y compris quand il fait des choses bien (le livre sur la régression des libertés publiques, ou le réquisitoire sur les réformes de l’éducation, le dimanche des libertés au Zénith…), il est débordé sur sa droite par le Modem de Bayrou qui sort un livre que certains comparent avec « Le coup d’Etat permanent » de Mitterrand), il est débordé sur sa gauche par le Parti de Gauche ou le NPA qui eux, comme à leur habitude, surfent sur les mouvements sociaux. Sauf que là, ils durent !! et ce sont vers eux que se tournent les salariés, les chômeurs, ceux qui croient que l’on peut changer l’ordre des choses et que la fatalité n’existe pas. Prenons la désobéissance dans l’éducation nationale (vous savez que ça me tient à cœur, puisque depuis fin novembre je participe de près à l’affaire Bastien Cazals) : les syndicats majoritaires ne les défendent pas, sous prétexte que ces profs ne respectent pas les lois de la république ; le PS, non plus (j’ai eu plusieurs fins de non recevoir, pas forcément dans le 34), car là non plus on ne soutient pas de formes illégales de contestation. Mais souvenez-vous qu’avant d’avoir le droit de grève celles-ci étaient illégales ! Qu’avant la légalisation de l’avortement, celui-ci était illégal ! la plupart des grandes conquêtes sociales viennent d’actes de désobéissance (et bien sur je ne parle pas non plus de Rosa Park, dont l’acte de désobéissance a ouvert la boite de Pandore qui a mené à l’égalité entre les noirs et les blancs aux Etats-Unis) Alors rassurez-vous, je ne suis pas devenu soudainement trotskiste : simplement, il me semble que lorsque l’on subit une politique ultra-libérale, qui ne peut se mener qu’avec une politique ultra-sécuritaire, le tout en période de crise économique mondiale, on ne peut pas rester entre nous à se regarder se faire piquer nos idées, nos militants, et notre rôle d’opposition. Le PS doit reconnaître que la désobéissance, que la rétention de certains patrons, peuvent être des outils de lutte sociale dans le climat actuel ! Et je finirais par ça : trouvez-vous normal que des artistes comme Maxime Le Forestier rompent avec le PS, se disent abandonnés par le PS parce que par opportunisme ils ont fait rejeté la loi HADOPI : non pas que je sois pour le pillage des œuvres culturelles sur Internet (moi aussi je télécharge illégalement), mais d’abord parce que contourner cette loi sera très facile, ensuite parce qu’elle permet à une autre instance que la Justice de sanctionner des gens, enfin et surtout, par le signe qu’elle donne au monde de la culture (et bien sûr la droite se réjouit de cette rupture entre le PS et les artistes). Cette loi est stupide et sera inefficace, certes, mais à quoi a servi tout ce spectacle encore une fois ? Vous aurez remarqué que je ne vous ai pas parlé de la campagne des européennes, tellement je ne trouve rien à en dire… le PS n’a pas réellement de programme, la droite n’a pas de candidats, Sarkozy nous ressort son discours sécuritaire, et finalement il n y’a que l’extrême gauche et les Verts, qui, à nouveau, grappillent sur ce qui ne sera bientôt plus notre électorat…
16:27 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |